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 Date de dernière mise à jour : 20/02/2008

Arthropathies à microcristaux calciques

Ces atteintes articulaires sont dues au dépôt de microcristaux de calcium (du type pyrophosphate de calcium (PPCa)) dans les cartilages articulaires (hanche, genoux, épaules surtout, et toutes les autres articulations) et les « fibrocartilages » comme les ménisques ou certains ligaments du poignet.

Ces dépôts cristallins peuvent rester inertes, sans donner lieu à un quelconque symptôme. Ce ne sera qu’à l’occasion d’une radiographie pour une douleur ou fortuitement que l’on va découvrir ces calcifications articulaires.

Parfois, surviennent des crises inflammatoires aiguës en particulier au poignet ou au genou. Elles ressemblent alors aux crises de goutte, c’est pourquoi on parle de « pseudo-goutte ». L’articulation est gonflée, chaude et très douloureuse (7). Ces accès de pseudo-goutte sont fréquents chez les sujets âgés : une personne de plus de 80 ans sur 3 est concernée (12).
Les crises se produisent sans raison particulière ou sont déclenchées par une intervention chirurgicale ou un traumatisme articulaire, ou lors d’une maladie aiguë nécessitant un alitement (infarctus, par exemple) comme pour la goutte aiguë (7,12). Elles guérissent spontanément ou sont raccourcies par les traitements [mise au repos (attelle de poignet), anti-goutteux, anti-inflammatoires non stéroïdiens, glaçage].
Les crises peuvent se répéter et définissent une maladie chronique, dite pseudo-arthrosique ou pseudo-rhumatoïde. La personne présente alors une atteinte qui ressemble à une polyarthrite (atteinte inflammatoire de plusieurs articulations) (7,12). Les microcristaux, en s’accumulant dans l’articulation et en stimulant les cellules articulaires, abîment peu à peu les cartilages.
Les radiographies des articulations sont caractéristiques et permettent de diagnostiquer la maladie (7,12).

Les crises peuvent disparaître spontanément, mais sont beaucoup plus courtes avec un traitement par l’antigoutteux ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens (7). Ces derniers doivent être évités chez les personnes présentant, ou pouvant présenter, des problèmes digestifs, rénaux ou cardiovasculaires. Ils peuvent alors être remplacés par des corticoïdes (13). Un antalgique ainsi que l’aspiration du liquide présent dans l’articulation et la mise au repos de celle-ci apportent également un soulagement (13).
Différents moyens non-médicamenteux peuvent être très utiles : utilisation de cannes, perte de poids en cas de surcharge pondérale… (13).
Un anti-goutteux peut également être utilisée pour éviter l’apparition de nouvelles crises (13).
En cas de persistance de liquide dans l’articulation, le médecin peut recommander une infiltration qui consiste en l’injection dans l’articulation d’un produit anti-inflammatoire, habituellement à base de cortisone (13).

 


 

   
   
 

 

 

 

 

 

 
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